Plus de 20.000 supporters marocains ont assisté, le vendredi 21 mars dernier, au stade d’honneur d’Oujda à la victoire in-extremis des Lions de l’Atlas face au Mena national du Niger. Ce match s’inscrit dans le cadre de la 5ème Journée des éliminatoires de la Coupe du monde Canada-Etats-Unis et Mexique 2026.
Il s’agit de l’acte 1 de cette double confrontation. C’est un Mena conquérant et déterminé que le monde entier a suivi loin de ses propres installations du stade Général Seyni Kountché toujours fermé par la CAF pour non-conformité. Et c’est les hommes du sélectionneur Badou Zaki qui ouvrent le score grâce à leur talentueux capitaine Youssouf Aliou dans un cafouillage au niveau de la cage marocaine soigneusement gardée par Bounou. Brahim Diaz, Achraf Hakimi, Amrabat et les autres se sentent totalement sous menace avec en plus un public Oujdaoui trop exigeant.
Le Maroc parvient toutefois à égaliser et au-delà arracher la précieuse victoire dans les arrêts de jeu du temps règlementaire par Billal qui a profité de la fébrilité de la défense nigérienne pour permettre à son équipe d’empocher les trois points de la victoire.
Il faut préciser que depuis quelques années, les dix dernières minutes ont été toujours fatales pour le Mena. D’où vient cette situation ? Est-ce lié à la fatigue ? Est-elle psychologique ? Autant de questions qui méritent quand même des réponses adéquates et sans détours. En tout cas, le Mena nous a habitués à ce genre de scénarios. Malgré tout, le onze nigérien a réalisé une prestation XXL notamment l’impérial portier Mahamadou Kassali Tandja qui a enrayé plusieurs occasions de buts marocaines. Si le résultat était resté là, c’est grâce à Tandja qui a été sans faute. Coup de chapeau aussi à une défense en béton armé composé de Katkoré-Rahim Alassane Bonkano-Aboubacar Camara et Oumar Sacko. Ce dernier en véritable guerrier a permis de tenir les marocains à la culotte. Il faut le dire, les Lions de l’Atlas n’ont pas programmé ces 90 minutes dans ce sens. Pour eux, venir et humilier le Mena par 5 ou 6 à 0. Mais c’est sans connaitre l’évolution positive du niveau du Mena, un niveau qui progresse crescendo. Si le gardien de buts, la défense et le milieu du terrain ont été à la hauteur du défi, l’attaque est restée muette. Aucune initiative du trio Goumey, Daniel Sosah et Axo.
Pour l’Acte 2 de cette double confrontation Maroc-Niger prévue en septembre prochain, Badou Zaki doit revoir l’attaque et faire confiance à AbdouKhairou et Kalala : le 1er pour sa jeunesse, sa combattivité et son agressivité sur le terrain, et le second pour son expérience et sa baraka. Son jeu provoque des coups francs près de la surface ou même des penaltys. Nous avons besoin de cette place de meilleur 2ème. Alors il nous l’a faut !
Oussou Falalou